Publié par : pkoi006 le : mars 16, 2009
Pour tout homme, le bonheur semble être le but plus ou moins conscient de l’existence. Mais peut-on déterminer ce que l’on entend par bonheur? Le bonheur est certes désirable, mais ne doit-il pas être conscient de lui-même, et donc se faire sagesse, pour être atteint?
La recherche du bonheur
- Pascal l’affirme : “Tous les honunes recherchent d’être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu’ils y emploient… C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu’à ceux qui vont se pendre.” Ainsi, derrière l’activité quotidienne, et même dans les projets les plus fous, l’homme chercherait à être heureux, c’est-à-dire à obtenir un contentement, un bien-être dont il puisse dire qu’il le satisfasse complètement.
- De nombreux penseurs de l’Antiquité ont fait du bonheur le souverain bien, c’est-à-dire que la finalité de l’action humaine consiste en la recherche du bonheur. On appelle “eudémonisme” (du grec eudaimôn, qui signifie “heureux”) une telle pensée. Le bonheur est le bien le plus précieux puisqu’on ne le recherche pas pour autre chose que lui-même. Au contraire, les autres biens (richesses, situations, honneurs … ) sont recherchés comme des moyens pour atteindre le bonheur. Le bonheur est une fin en soi.
Le bonheur, un idéal inaccessible ?
- Les circonstances de l’existence, les malheurs personnels ou collectifs, la condition mortelle de l’homme sont autant de faits qui rendent difficile la réalisation du bonheur. De plus, comment mon bonheur peut-il s’accorder avec celui des autres? Le bonheur ne serait alors qu’un idéal, un horizon lointain sans cesse repoussé.
- Nous désirons être heureux mais il nous est difficile de définir le contenu de ce désir. Est-ce la richesse? la santé? l’amour ? D’ailleurs, pour Schopenhauer, nous ne pouvons pas combler tous nos désirs et, surtout, lorsqu’un désir est satisfait, un autre surgit, nous empêchant d’obtenir le repos nécessaire à tout contentement. Comme l’indique le philosophe Heidegger, le mode d’être de toute conscience est le “souci”. Le désir qui nous habite est signe de notre éloignement du bonheur.
La sagesse ou comment être heureux ?
- Toute existence humaine connaît le malheur. Pourtant, notre attitude face aux épreuves dépend de nous. Nous ne sommes pas obligés de nous installer dans un pessimisme face à tout ce qui nous arrive. Comme l’indique le philosophe Alain, le bonheur est aussi une affaire de volonté et on ne peut rendre une personne heureuse malgré elle. Si les circonstances de notre existence peuvent être plus ou moins favorables, nous sommes responsables de ce que nous en faisons.
- Nous désirons le bonheur, mais nous ne souhaitons pas que ce bonheur soit l’effet du hasard ou d’un moyen artificiel. La “pilule” du bonheur ne satisfait pas notre volonté de maîtrise sur notre existence et ne pourrait être au mieux qu’un soutien provisoire. C’est donc librement que nous voulons être heureux. La sagesse, qui associe connaissance et pratique, consiste justement à faire de l’homme le maître de sa vie et de son bonheur.