La philosophie dans tous ses états !

Le stoïcisme

Publié par   : pkoi006 le  : mars 16, 2009

Fondée par Zénon de Citium, la philosophie stoïcienne apparaît à Athènes à la fin du IVe siècle av. J-C. et se développe à Rome jusqu’au IIe siècle de notre ère. Constituée d’une logique, d’une physique et d’une morale, elle forme un système qui invite l’homme à se conformer à l’ordre naturel.

La philosophie du Portique

- Vers 312 av. J-C., Zénon (v. 335-v. 264 av. J-c.), né à Citium à Chypre, débarque à Athènes. Il suit l’enseignement du cynique Cratès, qui l’invite à vivre conformément à la nature. Il crée sa propre école près d’un portique (galerie couverte, qui se dit stoa en grec). L’école est alors appelée stoïcienne ou philosophie du Portique.
- On distingue trois périodes du stoïcisme. L’ancien stoïcisme représenté par Zénon, puis Cléanthe Cv. 331-v. 232 av. J-C.) et Chlysippe (v. 280-v. 210 av. J-C.). Le moyen stoïcisme, qui correspond au moment où la doctrine gagne progressivement Rome (IIe-Ie siècles av. J-C.). Le stoïcisme nouveau ou de l’époque impériale, dont les principaux représentants, à Rome, sont Sénèque (v. 4 av. J-c.-v. 65 apr. J-C.), Épictète (50-130) et l’empereur Marc Aurèle (121-180).

La science stoïcienne

- La pensée stoïcienne se caractérise selon trois parties indissociables que tout apprenti philosophe doit étudier et pratiquer. La logique, qui est l’art du raisonnement; la physique, qui est l’étude de la nature, c’est-à-dire de l’ordre du monde; la morale, qui invite à vivre selon cet ordre. Les stoïciens comparent la philosophie à un être vivant: les os et les nerfs correspondent à la logique; la chair correspond à la morale et l’âme à la physique.
- La physique est l’étude de la phusis (qui signifie « nature” en grec). Le monde est matériel pour les stoïciens, mais il est vivant. Il meurt et renaît. Il est ordonné d’une manière intelligente et comprend des corps individuels dont aucun n’est identique à un autre. Tout est corps: le minéral, le végétal, l’animal, les hommes et les dieux, mais aussi le jour, la nuit, l’âme ou la vertu. Le matérialisme stoïcien est intégral et décrit une animation perpétuelle.

Une morale de l’acceptation

- La physique est la connaissance du mouvement du monde dans lequel tous les corps sont en relation, dans une sorte d’interaction permanente. Tous les phénomènes sont en “sympathie”. Si l’homme veut être heureux, il doit savoir quelle est sa place dans le mouvement du monde.
- L’homme passionné, qui se laisse entraîner par ses désirs ou ses peurs, s’oppose à la raison et agit de manière contre nature. Le sage, au contraire, connaît sa place, reconnaît l’ordre naturel et s’y conforme. Sa volonté est d’accepter ce qui est. Il ne se révolte pas contre ce qui lui arrive et ce qui arrive aux autres. Il est libre car sans obstacle.

Mots-clefs :

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.